24.08.2005

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Le 25 août 1941, ont été assassinés par les nazis allemands, après leur déportation de France par leur complices d'extrême droite français, les républicains espagnols dont le nom suivent :

CAMP de MAUTHAUSEN-GUSEN

Fermín Arroyo Morón Talaveruela (Cáceres)
José Consola Soler Benalva (Huesca)
Llorenç Mercadal Borràs Maó (Baleares), né le 10/11/1908
Fernando Muñoz García Lorca (Murcia)
Salvador Puente Puente El Astillero (Santander)
Vicent Puig Fayós Xella (Valencia), né le 07/04/1919
Quixal Monroig Càlig (Castellon), né le 05/03/1904
Francisco Zurita Cuenca Antequera (Málaga)

17.07.2005

24 juillet 1942 - Juan Peiro, ancien ministre de la République espagnole est fusillé

En février 1939, Juan Peiro, ministre de l'industrie du gouvernement de la République Espagnole part en exil en France après la chute de la Catalogne (la retirada).
Arrêté par la Gestapo en France, il sera livré le 19 février 1941 au gouvernement fasciste du général putchiste Franco à la frontière franco-espagnole (Irun).
Cette extradition de France par l'occupant se termine pour lui par un procès militaire à Valence en Espagne, où, le 21 juillet 1942, Juan Peiro Belis, né le 18 février 1887, est condamné à mort. Il sera fusillé à l'âge de 54 ans dans la tristement célèbre ville de Paterna (Valence) le 24 juillet 1942, trois jours après son procès. C'est dans cette ville de la banlieue de Valence que seront excécutés la plupart des opposants déclarés au régime de Franco, entre 1939 et la fin des années 40.

Juan Peiro, militant historique de la CNT (puissant syndicat anarcho-syndicaliste espagnol) a toujours combattu la violence inutile, les débordements et les exécutions sommaires. Lors de son procès, de nombreux témoins de moralité, grands bourgeois ou religieux, ont apporté la preuve de la pondération de ce grand militant libertaire qui a toujours été un apôtre de la mesure et du traitement équitable des problèmes posés à la jeune république espagnole. Farouche opposant aux exécutions sommaires pépétrées par les excités de la vengeance sociale, il aura sauvé l'honneur, avec bon nombre d'autres, du mouvement libertaire espagnol.

Son exécution montre la nature du pouvoir mis en place par le général Franco, avec l'aide de l'Italie fasciste et de l'Allemagne nazie. Ce pouvoir, après la libération de la France, restera en place, avec la complicité des gouvernements occidentaux...

Juan Peiro, nous ne t'oublions pas.

Par devoir de mémoire.

Garder la mémoire des républicains Espagnols morts au camp de Mauthausen-Gusen à partir du 16 juillet 1941

Aux oubliés de l'Histoire, pour conserver la mémoire des combattants espagnols réfugiés en France puis déportés vers les camps de concentration nazis entre 1940 et 1944.

Nous ne vous oublions pas !

 

Le 16 juillet 1941, sont morts au camp de Mauthausen-Gusen :

- Salvador Barnola Colom, né à Puigcerdà, province de Lérida (Catalogne), le 7 mai 1896

- Albert Perez Perez, né à Cortes de Pallas, province de Valencia, le 12 mars 1895

Le 17 juillet 1941, à Mauthausen-Gusen, sont morts :

- Lluis Furnell Call, né à Solsona, province de Lérida, le 27 novembre 1906

- José Puértolas Otil, né à Castillazuelo, province de Huesca

Réseau Espagne Devoir Et Souvenir ( REDES )